Un chantier à l’international

Début avril, direction la Belgique pour aller aider mon frère et sa compagne dans la rénovation de leur maison bruxelloise. Le chantier concerne la rénovation et la mise aux normes de l’installation électrique.

Mais avant, il aura fallu se documenter pour découvrir les normes belges, notamment le RGIE, pour ne pas faire de bêtises. Autre sujet de stress, les installations triphasées en 3×230 V (sans neutre) sont très répandus en Belgique. Et j’avoue que câbler un tableau électrique sans neutre clairement identifié au départ n’était pas évidemment pour moi.

Donc, après avoir chargé la voiture de tout le nécessaire, direction Evere avec des étapes chez de la famille pour rendre le trajet moins pénible.

Une fois sur place, on découvre deux installations électriques en une : d’une part, l’installation d’origine de la maison (années 30), extrêmement bien faite : boitier d’encastrement en bois massif, biseauté pour éviter leur arrachement, câbles protégés dans des gaines métalliques, elles mêmes protégées dans les passages sous planché par des plaques d’acier pour éviter tout risque d’endommagement par des clous. Comble du détail, les lames de plancher découpé au-dessus des boitiers de dérivation pour éviter de devoir tout arracher en cas d’intervention ultérieure. Le seul défaut de cette installation est l’âge des câbles, dont la gaine en tissu s’est détériorée et risque de déclencher des cours circuits voire des incendies.

Et de l’autre, une installation plus moderne, mais très particulière : câbles apparents, souvent non fixés, des piquages sur des interrupteurs pour alimenter des prises avec des câbles trop fins, etc.

Après avoir recensé la position des futurs prises et interrupteurs, on passe à la phase d’encastrement de tout ce petit monde. Pour faire les saignées dans le mur, la meuleuse a été équipée d’un capot permettant d’y brancher un aspirateur pour éviter de remplir l’air de la pièce de poussière. L’avantage est de bénéficier à moindres frais d’une rainureuse, mais avec comme inconvénient une profondeur maximale limitée. Dans notre cas, cela n’a permis que d’atteindre la couche d’enduit. Il a donc fallu le faire en deux fois : rainurer l’enduit sur une largeur suffisante pour ensuite faire une seconde passe dans la brique. Ensuite, le perforateur est utilisé pour creuser les rainures et les emplacements des boitiers. Un travail long et pénible.

On peut ensuite passer à la mise en place des gaines et des boitiers. Il a également fallu tirer environ 20 m de câble de terre depuis le jardin pour renforcer la terre de l’installation.

À la fin, il ne reste plus qu’à préparer le nouveau tableau électrique, démonter ou plutôt arracher au pied-de-biche les anciens (merci les fixations à frapper sans possibilité de démontage ultérieur) et câbler le tout. Il faut avouer que le mardi soir, à 20h alors que les batteries des lampes de chantier sont quasiment épuisées et que les amis de Marie prennent l’apéro à l’étage à la bougie, le stress est à son comble au moment de mettre en service le nouveau tableau électrique : est-ce que tout fonctionnera? Est-ce que les barrettes de pontage du triphasé sont correctement mise en place? En gros, ça passe ou ça casse et heureusement, c’est passé.

Ce contenu a été publié dans Travaux. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.