Que de poussière

J’en aurais mangé de la poussière sur ce weekend de quatre jours. Enfin, 3,5 sur le chantier, car il faut bien aussi faire quelques tâches administratives.

Le gros chantier du weekend a été la réalisation de la cloison en briques de terre crue (BTC). Une première pour moi, aussi bien pour le montage d’une cloison en brique qu’au niveau du matériau. Je n’avais encore jamais travaillé la terre.

Pour mémoire, cette (mini)cloison vient condamner l’une des deux portes permettant d’accéder à la chambre. En effet, le poêle a été installé juste devant. Le choix de la BTC, confirmé par cette chère conseillère 😉 , vise à emmagasiner la chaleur du poêle pour la restituer pendant plusieurs. Les BTC ont en effet beaucoup d’inertie, puisque la cloison, une fois finie, pèse dans les 800 kg. C’est pour cette raison qu’elle est d’ailleurs installer dans l’axe d’un mur porteur. L’autre avantage des BTC, c’est la gestion de l’humidité : elles ont la capacité d’en absorber une certaine quantité et de la relâcher lorsque la pièce s’assèche.

Voilà pour la théorie, place maintenant à la pratique. La première journée a été consacrée à la préparation de la cloison. Comme je n’en avais jamais monté et que je ne suis pas maçon, je me suis mis en tête de monter un coffrage parfaitement de niveau afin de m’en servir comme support.

J’ai également profité de cette journée pour préparer un petit support pour monter les briques au treuil. Et comme entrainement, j’ai également rebouché le trou dans le mur qui correspondait à l’ancienne évacuation des eaux usées.

Une fois que tout est prêt, on passe au montage à proprement parler de la cloison. On commence par préparer la première rangée à blanc. Notamment pour tester la coupe des BTC à la disqueuse. Ça va être la contrainte du chantier, la cloison ne faisant que 75 cm de large, il va avoir beaucoup de découpes et donc, beaucoup de poussière.

Ensuite, on sort la bétonnière et on prépare le mortier. C’est très simple, on met 6L d’eau, on ajoute le sac d’argile et on laisse malaxer.

Maintenant que tous les ingrédients sont là, on passe au montage. En soit, ce n’est pas très compliqué. On empile, on vérifie que tout est de niveau et on continue.

Mais très vite, je me rends compte que je n’ai pas forcément eu une bonne idée de coffrer 🙁 . En effet, il s’avère que le surplus du mortier, lorsqu’on tasse les briques, crée une épaisseur entre la brique et le coffrage. Donc, très vite, on démonte le coffrage et on continue à monter la cloison jusqu’à une hauteur de 1,5 m (limite par jour).

Au troisième jour (la 1/2 journée du chantier), on continue à monter la cloison. Évidemment, c’est la partie la moins simple, car l’accès est plus délicat : en hauteur et il va falloir gérer le dernier rang. Les 5 derniers centimètres sont donc comblés au mortier. Une fois la cloison finie, on passe à la réalisation des joints côté séjour. Le jour où je refais une telle cloison, faudra penser à tamiser l’enduit pour éliminer les petits cailloux qui ressortent au nettoyage des joints.

Dernier jour de ce long weekend, on finit les joints côté chambre. Ensuite, on passe à la démolition du carrelage dans la pièce principale. L’objectif est d’alléger la dalle avant la pose du nouveau carrelage fin novembre. Heureusement, l’ancien s’est facilement enlevé. Mais de nouveau, pas mal de poussière respirée.

Et petit bonus du weekend : vendredi, migration des grues. Plusieurs milliers observées sur le département. On les reconnait facilement au vol en forme de V et à leur cri.

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