Le chaux-chanvre, c’est fini

Eh oui, grâce à l’aide précieuse apportée par Elsa et Damien cette semaine, tous les enduits chaux-chanvre du deuxième sont finis. Une bonne chose de faite et un poids en moins en vue du chantier de fin juin pour les enduits de finitions.

De mardi jusqu’au jeudi après-midi, on s’est donc relayé pour produire et enduire le chaux-chanvre. Il y avait mine de rien pas mal de surfaces à couvrir et pas mal d’irrégularités à estomper. Elsa est d’ailleurs devenue une pro pour gérer les bosses sur les murs 😀

Un point sur cette technique. Je m’en étais rendu compte lorsque j’avais assisté au chantier participatif à Agen pour découvrir la technique, les enduits chaux-chanvre ne sont vraiment pas un produit facile à travailler. Le plus compliqué est la formulation à la bétonnière. Et croyez-nous, on en sait maintenant quelque chose. On peut très bien formuler un enduit qui à une sale tête mais qui sera un régal à appliquer et juste après, un enduit magnifique en sortie de béto mais qui se trouve être une horreur à appliquer. Un bon indicateur pour connaitre la qualité de l’enduit, le nombre de « Putain » ou autres noms d’oiseau prononcés par les applicateurs 😂

Je conseille donc vraiment aux personnes qui voudraient se lancer dans cette aventure de bien prendre le temps de découvrir ce type d’enduit sur des chantiers participatif, et si possible avec un pro afin de comprendre quand on se loupe et d’avoir les clefs pour rectifier le tir.

Quelques conseils perso issus de ces deux semaines de chantier :

  • Privilégier l’application de l’enduit sur un gobetis frais. Plutôt que de réaliser tous les gobetis d’un coup comme je l’ai fait et d’appliquer ensuite le chaux-chanvre, le fait de travailler sur du frais améliore énormément l’accroche du produit. On peut ainsi imaginer commencer la journée par une ou deux bétonnières de gobetis et poursuivre ensuite sur du chaux-chanvre;
  • Ne pas faire un gobetis trop grossier comme j’ai pu le faire en passant que ça offrirait un meilleur support d’accroche. Un coup de taloche sur le gobetis peut s’avérer utile;
  • Quand arrive une bonne bétonnière qui s’applique bien au mur, privilégier l’application comme première couche. On va plus vite et c’est plus simple (et c’est bon pour le moral 😉 ). Car derrière, si la bétonnière suivante est moins réussie, elle accrochera en général toujours mieux sur du chaux-chanvre frais (en seconde couche ou en rattrapache) que sur du gobetis. C’est vrai aussi pour l’application du recyclé;
  • Bien faire attention à ne pas se retrouver avec un brin de chanvre sur la peau, en général coincé au niveau du gant. Mélangé à la chaux, ça fait un cocktail bien abrasif qui peut vite bien bruler la peau. Il est donc recommandé d’avoir un seau d’eau toujours à proximité.

Vendredi matin, avec l’aide d’Elsa, opération évacuation des déchets à la déchèterie et petites réparations sur les murs.

Il reste maintenant un bon mois pour réaliser quelques « petites » finitions afin d’être prêt pour le chantier participatif des enduits de finition : réaliser d’une cloison pour condamner l’ancienne porte derrière le poêle, réparer un mur, installer un bloc porte, placer quelques prises et interrupteurs, finir les finitions autour des fenêtres, etc.

Encore un tout grand merci à Elsa et Damien pour leur aide sur le chantier et pour les bons moments d’échanges et de rigolades 😀

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